L’histoire de l’ultime stage #1

11:00 – J’ai décidé d’utiliser mon temps libre pour écrire sur mon stage… Mais ne vous méprenez pas, mon temps libre se situe exactement pendant mon temps de stage et il ne s’agira pas d’une fiche type ONISEP. Juste un article sur le joyeux quotidien de mon dernier stage…

Comment suis-je arriver là ? 

J’ai simplement souhaité faire un stage de fin d’étude de 6 mois, qui pour des raisons administratives ne m’était autorisé que si j’étais inscrite dans un établissement. Ayant eu à m’inscrire et payé des frais de scolarité pour une année, j’ai alors pensé en profiter pour faire 2 stages de 6 mois! (Une belle occasion quand tu as chopée 3 stages). Cette idée qui me semblait « brillantissime » est en train de virer au « cauchemar ».

Un mois en agence: avant…

J’ai réussi à obtenir ce stage l’été dernier comme les deux autres. Mais suite à de nombreuses aventures mails et téléphoniques mon stage a débuté en Mars juste à la suite du premier.

J’avais vraiment hâte d’effectuer ce stage, les plus : être dans une (grande) agence de communication, bosser sur des sujets divers et variés, développer une expertise en stratégie et communication, et enfin voyager ! Oui à l’entretien on m’a dit que même comme stagiaire je pourrai être amenée à voyager, bosser sur divers dossiers plus ou moins gros et découvrir le métier du conseil en communication (stratégie et communication included). J’étais tellement impatiente! Mais on m’avait aussi prévenu durant l’entretien: charge de travail importante, travailler tard ou les samedis… Mes amis aussi m’ont prévenu: boite super exigeante, horaires terribles, … Bref, j’étais prête à être une no life si je pouvais monter en compétence !

…Et après

Au début c’était super, du boulot dès le premier jour sur un sujet que je ne connaissais pas! Top! Deux jours après je le cumule avec un autre dossier, sur un pays que je ne connaissais pas! Super! Puis la semaine suivante une région que je connais et un sujet super intéressant! Mais avec du recul je me rends compte: que mes rendus n’ont pas de feedback car le dossier n’est plus prioritaire (fine) ou tout simplement car il a été utilisé comme base pour monter un dossier dont tu n’as vent qu’une fois que la présentation au client a été faite (en soit me montrer le rendu final sans le processus de reflexion…bof). Du coup un peu de frustration, tu n’as pas les briefs en amont, on te demande des recherches sur un sujet sans le contextualiser et au final pas de stratégie/communication, et pas vraiment de feedback pour une progression.

Du coup, voilà 18 jours ouvrés (3 semaines et demi) que je suis devenue « collaboratrice de consultante » et c’est officiellement le 5e jour où je n’ai rien à faire (autre qu’écrire ces pages). Au pire j’ai fini un powerpoint jeudi matin (pour la forme) et fait un document de 6 pages lundi matin, tadaam. Les 4 derniers jours de travail de ma vie. L’autre jour je me suis permise d’aller à une après-midi de conférence car je n’avais rien de mieux à faire (True la conférence était top, et en revenant à 19h je n’avais toujours pas de boulot) et ce matin j’ai commencé 1h30 plus tard car je devais passer à mon école et malgré ça toujours pas de boulot ! Ne vous méprenez pas, je ne suis pas capricieuse, je souhaite juste bosser et je comprend que parfois en agence il y ait des moments avec une charge de travail moindre. Mais si toute l’équipe est busy et que la stagiaire ne l’ai pas: il y a un souci. Donc j’ai décidé d’écrire…

« Tu as du temps libre et tu es payé » me direz-vous…

Personne (ou peu de monde) n’aime se lever, aller dans un bureau et ne rien y faire de 9h30 à 18h30/19h (oui car je suis supposée finir à 18h, mais que le politiquement correct est de partir entre 18h30 et 19h00).

Personne n’aime ne pas travailler pour moins de 600€ (grand groupe, troupeau de stagiaire et petite indemnisation – chose pas toujours vrai car le grand groupe ou j’étais stagiaire avant me payait le double).

Personne n’aime ne pas travailler quand l’objectif était réellement d’apprendre.

Personne n’aime ne pas travailler ou avoir de feedback quand ton dernier stage est celui qui va sceller le CV qui te permettra d’avoir un emploi.

Miracle, il est 12h j’ai enfin du boulot… Une petite recherche. Vous m’avez porté chance… Mais je n’en reste pas là, je compte bien développé un peu sur mon ultime stage et pourquoi pas l’univers des stages en général…

PS: après tout je viens d’entendre que la réponse à « quel profil vous privilégiez pour votre prochain stagiaire? » a été répondu « fils d’ambassadeur »… To be continued, je dois bosser ! (lol)

« Le moins que l’on puisse dire c’est que le poète noir ne tire pas à blanc »

Parlons d’une claque musicale que j’ai eu le 13 septembre 2016 à 20h. Je n’ai jamais été une fan inconditionnelle du rap, mais ai toujours su apprécier certains artistes et la force qu’ils donnaient aux mots. Ce 13 septembre, Kery James a encore frappé à la porte de mes oreilles avec « Musique Nègres », une collaboration avec Lino et Youssoupha. Les paroles et références en font un son puissant! Des références historiques de l’histoire des Noirs telles que: Martin Luther King, Malcom X, Chaka Zoulou, Huey P. Newton (Black Panthers), Rosa Parks, Toussaint Louverture, Alexandre Dumas, … Et bien évidemment des cas historiques ou d’actualités de racisme, d’injustice, de discrimination, de crimes contre l’humanité (oui oui petit rappel:l’esclavage) et d’autres sont cités et de nombreuses personnes nommées de Bonaparte à Sarkozy, en passant par Laurent Blanc, Guerlain et tant d’autres. Je vous laisse écouter:

A cela s’ajoute donc le clip dont on doit la réalisation à Leïla Sy, ses qualités artistiques et son talent pour illustrer les mots de Kery James avaient déjà été démontrés dans « Lettre à la République« . Le clip nous offre des références bien choisies d’acteurs fort de l’histoire des Africains et Afrodescendants du monde entier: MLK, Malcom X, Huey P. Newton, les  tirailleurs sénégalais, Rosa Parks, Thomas Sankara ou encore Muhammad Ali et d’autres.

Un régal pour ceux qui savent, de superbes énigmes pour ceux qui veulent savoir et un pied de nez aux ignorants qui ne veulent ni savoir ni comprendre…Je suis d’ailleurs tombée sur un super article de Shah Jamsheed qui décrypte ce clip ainsi que les paroles.

Le temps d’un morceaux soyez conscient ou soyez fier (« Les grosses lèvres les plus célèbres. Je me sens beau, noir, je m’élève »). Ouvrez les oreilles, ouvrez vos yeux, bonne écoute et bonne lecture 😉  

Fondamentalement différente 

Avec cet article je ne généralise pas, mais relate une expérience. Se sont les mots que j’ai écris le jour même (4 juin) et que je vous livre tel qu’ils étaient sans modifications.

Après être sorti de Sevdah Art House, j’ai commencé à écrire là où nous sommes aller déjeuner

Ça devait arriver… En sortant de ce superbe café, kuća Sevdaha, au détour d’une terrasse nous sommes passer devant une table avec 5 enfants et 1 jeune femme.
J’ai senti leur regards et je me suis sentie tout de suite inconfortable, j’ai tourné le regard, et c’est en voyant le visage de mes amies que j’ai compris. En les regardant à nouveau, j’ai compris que c’était ce que je pensais, ils ricanaient en me regardant.

Devrais-je dire qu’on m’avait prévenu ? Devrais-je dire que je m’y attendais et que c’est OK? Je dois avoué que c’est tout de même douloureux, d’être observée et moquée à cause de sa couleur de peau. Il y a un mélange de malaise

Je n’ai pas fini cette partie car nous avons dû sortir du restaurant, pour aller à notre « lecture » (session) suivanteA la sortie du restaurant, je me suis retrouvée face à un groupe d’enfants, qui regardaient dans ma direction d’un regard perçant. Ne voulant pas être paranoïaque je suis allée me mettre plus loin dernière deux Amies-Fellows. Hélas même cela n’a rien changé… Ils m’observaient, leur regards intenses et un mélange de tant de choses. Une vingtaine d’yeux. Incompréhension. Anormalité. Étrange. Bizarre. Berk. Étonnant Spectacle. Pourquoi. Méchanceté. 

Durant la Session j’ai donc écris des brides de pensées …

L’enfance. J’ai toujours pensé que j’étais prête à répondre au racisme, avec sagesse ou colère. Répondre à l’ignorance des uns et m’énerver face à la haine des autres. Finalement je me suis retrouvée désarmer par des enfants ! Les mesquineries des uns et les regards perçants des autres ont eu raison de moi. Deux incidents en une journée, le sentiment d’être observée comme quelque chose d’anormale, ou d’étrange, un racisme inscrit au plus profond de leur ignorance ou de leur innocence. Je ne sais pas… Cela m’a désarmé, m’a blessé.

Victime de racisme – du racisme. Je ne me vois pas déclarer avoir été victime de racisme car il y a des cas tellement plus grave ! Mais je pense avoir été victime du racisme, de son héritage et de ceux qui le nourrisse de haine ou d’ignorance.

Honte? Avec du recul il est également intéressant d’analyser le sentiment de honte. J’avais honte que l’on me voit si vulnérable, tout d’abords. Honte d’avoir le sentiment d’avoir vécu quelque chose d’horrible. Être regardé en victime est aussi difficile. Honte que ces enfants aient eu raison de moi. Et enfin honte, d’avoir été, sur trois personnes de couleur, celle qui a été ciblée ou celle qui à craqué. Là tout de suite j’ai le rire d’une participante au Fellowship en tête. Je ne sais toujours pas si elle rigolait de la situation comme si j’étais une personne qui aurait dû vivre ce genre de choses plus tôt  ou si elle rigolait du fait que l’on essayait de me faire me sentir mieux malgré mes yeux rouges…

Ces petites rencontres… En Bosnie #3 – “Hi, You are beautiful”

Alors que nous marchions dans Sarajevo, un jeune homme qui vend de la nourriture au bord de la route me salua. J’ai donc répondu au bonjour avant de me replonger dans la conversation que j’avais avec deux personnes de mon programme. Quand l’un des Fellows, venant du Danemark, s’exclama « That is so offensive! ». La Fellow, venant de Bosnie, qui était en train de parler, s’arrêta perplexe sans comprendre (de même pour moi). Nous étions perdues. Il s’expliqua: ce jeune homme était « offensive » parce qu’il m’avait pas seulement dit bonjour, mais avait également ajouté « You are Beautiful ».

Je n’ai pas compris pourquoi il avait trouvé cela offensant, particulièrement parce qu’il est un homme. Je lui ai donc demandé ce soir là, pourquoi pensait-il ainsi. Il reprochait au jeune homme de s’être octroyé le droit d’avoir une opinion sur moi et de l’exprimer ainsi, sans considération pour moi. Cette action était selon lui directement agressive et offensante, une véritable intrusion.

Je ne souhaitais pas juste relater des faits, mais réfléchir à ce qu’il s’était passé… Et j’ai mis 3 soirs à coucher des mots sur mon clavier. Les choses sont ni noirs ni blanches, mais très complexes. Les mots à venir sont des pistes de réflexions et non pas d’inévitable réponses. 

Homme. J’ai tout d’abord été surprise. Venant d’un homme, je ne m’attendais pas à cette réaction, ces mots (comme premier avis). J’ai surement plus eu l’habitude de voir des hommes faire plus ou moins ce type de commentaires que d’en voir protester contre. Je ne dis pas que tous les hommes sont ainsi, juste que de mon vécu j’ai bien plus connus ce type d’interpellations, que de soutiens contre celles-ci. Est-ce une question d’éducation? De culture? Je ne peux bien sur rien affirmer. Mais après avoir parler avec mon ami, il m’a parlé du Danemark et de lui. Il se qualifie comme un féministe, et perçoit donc ce type de réaction comme une attaque et un manque de respect. Comment un homme peut se donner le droit d’interpeller une inconnue et lui dire ce qu’il pense d’elle, sans se soucier de ce que ça pourrait lui faire? (En gros) Il a également ajouté que cela ne se passe pas souvent au Danemark (en tout cas de son vécu).

Femme mais pas seulement. Vint mon tours d’expliquer ma réaction, car il m’avait trouvé très calme. Je lui ai alors expliqué qu’en venant ici, j’avais plus eu peur d’un rejet total du fait que la femme noire ne fait pas partie des principaux critères de beauté en général. Peut-être suis-je dramatique mais, je m’attendais à une forme de dégout ou d’indifférence. De ce fait, lorsque ce jeune homme m’a salué j’ai tout simplement répondu (politesse) mais je n’ai même pas fait attention/entendu ce qu’il a ajouté ensuite. Et lorsque mon camarade m’en a informé, je n’étais ni choquée ni (je ne sais pas).

Perception. En lui expliquant, que par rapport aux personnes m’ayant dit qu’il pensait que je souffrirai de beaucoup de racisme là-bas, je suis contente lorsque je vois que je n’ai pas ce genre d’attitude envers moi. Ce qui fait peut-être que « Hi, you are beautiful » ne m’a pas  parut être une attaque, car j’aurai pu être attaquée pour une autre raison… Mon ami à ce moment là réalisa – conscient que l’intersectionnalité existe – que dans mon cas j’avais aussi cette double identité (femme – noire) et que par conséquent je pouvais comme je pouvais ne pas être blessée par une forme « d’attaque » telle que celle-ci, sachant qu’une autre pouvait être pire.

Ces petites rencontres… En Bosnie #2 – « Brown girl »

Mon premier lundi à Sarajevo, nous sommes allés le soir au Kino Bosna, un cinéma datant de l’époque de la Yougoslavie et qui est à présent reconverti en bar. Cet endroit est très apprécié, les habitants de Sarajevo s’y retrouvent pour boire, discuter et écouter des musiciens traditionnels qui passent de table en table. En arrivant l’atmosphère est un peu oppressante car je ne suis pas habituée aux espaces clos où il est possible de fumer, mais il respire en même temps la joie de vivre!

Nous nous asseyons avec nos amis. Une ou deux heures plus tard, un homme vient s’accroupir près de ma chaise. Après m’avoir salué il me dit: « I have ask the lady that owns the place if she could introduce me to the brown girl, but she said she can introduce me to a Greek girl » je pouvais voir la vieille dame intriguée pas trop loin. C’était marrant. Et puis il continuait à me dire qu’il avait vraiment insister pour parler à la « Brown girl » et a fini par venir me parler.
Le choix de mot est intéressant et je ne saurai l’expliquer. Mais il ne m’a pas qualifié de « Black » – dénomination bien plus courante – et du coup j’y ai trouvé quelque chose de moins « racialisant », plutôt tourné vers une caractéristique esthétique-physique.  Je ne saurais dire s’il a consciemment choisi ses mots mais cela m’a marqué. Qu’en pensez-vous ?

Puis il me demanda d’où je venais. Dire que je viens de France fait souvent sourciller en premier lieu, puis il me demanda si je venais d’Afrique, si j’étais « a Nubian » (référence je pense à l’image de la « Princesse Nubienne »). Lorsque j’ai mentionné la Guadeloupe, à ma grande surprise il s’excusa plusieurs fois pour son ignorance. Cela ne m’avait pas offensé et je ne souhaitais pas que s’installe une relation de domination. Il ne me dominerait pas en tant qu’homme et je ne le dominerai pas par mes « connaissances ». On a ensuite échangé sur Paris, qui a son sens était une ville ennuyeuse. Avant de repartir, il m’a demandé s’il pourrait revenir me parler car il avait de nombreuses questions à me poser. Cette curiosité ne me dérangeant pas parce que je ne l’ai pas perçu comme négative, je lui ai répondu qu’il n’y aurai pas de problèmes et que je répondrai à ce qui me conviendra. Mais nous ne nous sommes pas reparlé ce soir là…

Mise à jour, 5 Juin:
Mes amis et moi sommes par la suite aller à une autre soirée ce soir là. Je ne pensais pas le rencontré à nouveau, mais hier soir j’ai réalisé au combien Sarajevo était petit en le rencontrant à la Mucha Lucha (4 Juin). Fun fact: il m’a appelé « Guadeloupe ». Nous n’avons pas eu le temps de parler car, j’ai fais une nouvelle rencontre très marrante ce soir là.

Ces petites rencontres… En Bosnie #1 – « Toi, tu es française?! »

Le jour suivant mon arrivée à Sarajevo, je suis entrée avec mes deux colocataires dans une petite épicerie de quartier près du parc Kosevo. Un homme à la caisse nous entendant parler anglais, nous à demander d’où nous venions, tout en continuant à faire face au caissier. Tour à tour nous avons donné notre nationalité. En entendant ma nationalité il se tourna en demandant « Oh qui est français? » et j’ai donc répondu « moi », il a alors réagi en disant  « Toi, tu es française?! ». Je n’ai pu répondre que « oui, moi je suis Française » et nous sommes parti chacun de notre côté.

Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive, souvent il s’agit d’une grande surprise et parfois les gens ne me croient pas. Cela m’était arriver souvent en Tanzanie, ils ajoutaient « But originally, where are you from? » Apparemment ce jour là il ne semblait pas ni me croire ni intéressé… ahahah

« Qu’est-ce que tu vas f**tr* en Bosnie? »

Si le titre de cet article peu paraître vulgaire (ce ne sera pas le cas de son contenu), il s’agit d’une question qui m’a souvent été posé, plus ou moins en ces termes.

Je souhaitais participer à un programme « Humanity In Action » sur Paris pour mieux comprendre mon pays, sa diversité et les difficultés qu’il traverse en terme de droits humains (et tant d’autres problèmes sociaux). Il s’agit à la fois d’un programme d’études, de recherches et de discussion. Cependant, le programme parisien à été annulé et ils m’ont transféré vers le programme en Bosnie-Herzégovine.

Non, la Bosnie ne faisait pas partie de mon TOP10 des pays à visiter, mais…

Voilà ce n’était pas un choix en soi, mais j’ai tout de même choisi d’accepter et d’y aller. Ce qui est intéressant c’est qu’il s’agit de ma première fois en Europe de l’Est. Je ne connaissais de la Bosnie-Herzégovine que son histoire, et ce de manière superficielle et scolaire devrais-je dire. Il s’agissait donc d’une belle opportunité de découvrir un nouveau pays, sa culture, son histoire et les enjeux auquels il fait fasse.

« Mais ne sont-ils pas racistes ?! »

Well, voilà la seconde remarque qui m’a souvent été faite. Et à vrai dire j’ai fini par y croire, m’en convaincre et à appréhender ce petit choc culturel. Puis un ami un jour m’a dit « ce n’est pas forcément du racisme, ils vont surement plus être intéressé par ton côté « exotique » ».
Exotisme ou racisme, je serai amené à le savoir bien assez tôt de toutes les façons. Mais l’appréhension est je pense normal et en même temps un organisme tel que Humanity in Action ne m’aurait pas envoyé dans un pays si je courrais un danger. Donc, voilà ma petite mission sera de vérifier ce stéréotype et je l’espère, de le casser pour que mes petits Black Frenchies se rassurent.

Anyway… Je suis trop heureuse de repartir à la découverte! Aller en route !

Cheveux au naturel, les « problèmes » #3

Parce que l’Afro a du mal à être accepté sur le lieu de travail, il semble également être un problème à l’école !

The Unruly afropuff

Tayjha Deleveaux, lycéenne au Bahamas a été en classe avec un « afropuff »qui n’a pas été apprécié par son principal (T. Nicola Mckay) qui l’a menacé de suspension. Les mots employés furent:

  • « unruly »(par la presse locale)
  • « untidy » (par la presse locale)
  • « looks like it would not have been combed for days. » (par l’administration)

Sa mère a donc réagi:

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Tayjha DeleveauxGrade 11 Student Council RepresentativeKey Club Sergeant at ArmsJunior Achievers Assistant VP of…

Posté par Kessa TD sur mardi 9 février 2016

 

 

 

#SupportThePuff

L’ère du digital à ensuite fait son job: pétition, hashtag, réactions, …

  • Une pétition en ligne a été publiée sur le site iPetitions. A l’heure où je vous écris, la pétition est à 779 signatures.

The Bahamas; an island nation made up of 700 islands keys with a diverse people and a rich history. In all of its beauty, it still carries the burdens of slavery and slave mentalities.

Black women through the course of history have been told that their hair is unworthy and were made to chemically straighten, hot comb or cover their kinky crowns. In order to be seen as beautiful, many women of African decent were told unapologetically that their hair was not beautiful in any other form.

In the year 2013, Natural hair has come back with a great resurgence, proving the nay-sayers wrong that it was indeed beautiful. Many young (and older) women can be seen sashaying the streets of New Providence and throughout The Commonwealth with their puffs, dread locks , curls and kinks, holding their head proudly to the rising sun. Fast forward to 2016 and students of a historic high school are being told that their natural hair is « unacceptable », « untidy », « unfit », « ugly ».

This petition has been created in support of those students and we encourage you the potential voter to consider the damaging effects of telling our precious darlings that in the year 2016, their hair is not good enough to be worn naturally. Sign the petition today and remember to #SupportThePuff.

  • Des détracteurs

La BBC a rapporté qu’il y avait cependant des individus qui supportaient l’action du lycée. Je comprends l’argument avancé selon lequel le principal ne rejetterai pas les cheveux naturels mais plutôt la manière dont ils seraient coiffés.

« The principal never said she had a problem with natural hair… all she wants is for them to keep it neat together and groomed »

Cependant il est dommage qu’un « Afropuff » soit considéré comme quelque chose de décoiffé, alors qu’il s’agit d’un Afro attaché et que souvent – en fonction du type de cheveux – ils sont soignés devant et démêlés au niveau du puff.

  • La Caraïbe et l’Afro

Valley Fontaine, une journaliste de BBC et blogueuse, nous explique que dans la Caraïbe il y a une tendance conservatrice concernant l’apparence personnelle.

Des avis?

  • #ISupportThePuff

Allez-vous vérifier si les « queues de cheval » sont soigneusement démêlées ? Je reconnais qu’il existe des Afro ou Afropuff peu soignés, mais ce genre d’attitude renforce la « norme » du cheveux caucasien et dénigre le cheveux crépus. De plus en plus de femmes et d’hommes souhaitent porter leur Afro et en sont fiers. Je ne pense pas que tous les noirs devraient porter leur cheveux au naturel ou que toutes les filles aux cheveux crépus ou bouclés devraient (ou non) les lisser, mais je pense qu’il devrait y avoir un respect des choix, des beautés et identités de chacun. Les attaques répétées à l’encontre du cheveux Afro en lui même ne devraient pas avoir lieu.

Donc je supporte le puff ! Je supporte le puff soigné, je supporte le puff de la « flemme », je supporte le puff fait car on a pas d’idées d’updo, je supporte le puff sur le côté, je supporte le puff joliment agrémenté, je supporte le puff dans tout ses états.

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Afropuff – New-York 2015

This article made my day #1

 

Voici les articles qui ont éclairé ma longue journée de cours et de lectures :

Si les Noirs parlaient comme les Blancs…, le hashtag qui retourne les clichés

#SiLesNoirsParlaientCommeLesBlancs : « C’est tes vrais cheveux ? »

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Car on a tous fait les frais du manque de connaissances ou de la naiveté d’individus du groupe majoritaire, cela fait du bien de lire ces petits tweets qui inverse la situation !

  • Et non je ne danserai pas à chaque foi qu’il y aura du Franky Vincent,
  • Non je n’aurai pas à t’expliquer quoi que se soit à propos de mes cheveux si tu les vois comme quelque choses d’étrange ou d’incompréhensible (je ne te demande pas à toucher tes cheveux)
  • Peu importe les degrés de mélanine que j’ai par rapport à mes soeurs, oui se sont mes soeurs « pour de vrai »
  • Vous bronzé et pourquoi pas nous ?

 

Tant de choses qu’on ne devrait pas expliquer et qu’on ne vous demande pas de nous expliquer… Cela arrive mais trop peu souvent, donc je rêve du jour où il n’y aura qu’un intérêt sincère derrières ces questions et qui ne soit pas alimenté par des préjugés et stéréotypes racistes.

Enfin bref, les articles du jour 😀

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« La Crème de La Crème » ou Les Grandes Ecoles l’Envers du décor

Il devait s’agir d’un moment agréable, d’un petit moment au cinéma un dimanche après-midi… Mais peut-être regarde-t-on ce film avec un autre regards lorsque l’on est nous même dans une Grande Ecole.

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« La Crème de la Crème »

     Le film en lui même est sympathique et assez fréquemment marrant. Les personnages sont attachant de ce Jaffar toujours à côté de la plaque à l’innocent et perplexe Dan, en passant par le charmant et prétentieux Louis, sans oublier Kelly la blazée de la bande. Ce film où  humour et sexe se mêle avec microéconomie et le développement d’une théorie économique particulière qui me semblait assez plausible (Je ne suis pas une professionnelle en économie mais la théorie en elle-même vaut le coup de voir le film… Je ne spoile pas 😉 ) .

Mais…

    Hélas, quand on est dans une Grande Ecole à laquelle on a eu du mal à se conformer il est alors difficile de ne pas se mettre à réfléchir en sortant de la salle… Tout d’abord l’importance des soirées étudiantes: je n’en ai jamais été une fan car la musique techno et compagnie n’est pas du tout à mon goût. Mais si on en croit ce film j’aurais raté le meilleur lieu de socialisation des Grandes Ecoles. « Shit » devrais-je me dire, et pourtant je n’y arrive pas. Car Adopte un « ami-utile ».com n’est pas du tout mon mode de fonctionnement. Je n’ai pas été élevé dans un esprit de Networking mais de rencontre sans recherche d’intérêt au premier abords. Cependant il semblerait alors que je sois de ce petit groupe de personnes naïves qui pensent que loyauté et franchise (seules) sont des valeurs s^ure.

C’est à ce moment là que je me dit « Shit« . Si ce que me dis ce film sur les véritables raisons de ma présence dans cette école est vrai, j’ai donc perdu plusieurs années de ma vie. Car je n’étais pas à la recherche « d’amis-utiles », je ne me suis pas baladée avec mon « carnet d’adresse » et mes cartes de visite… Alors mon avenir est-il donc voué à l’échec? Etant donné que je n’aurais mon futur emploi qu’en fonction de ces fameuses « connaissances » et « connexions ». Alors on essaie de se rassurer et on se dit « mais je connais quand même quelques personnes… » ou « mais non j’ai appris quelque chose durant ces années et cela me servira plus tard ». Alors je lève les yeux de mon blog… Ma voisine réalise une formation Powerpoint, mon amie est sur sa boite mails et une autre amie est sur Facebook. (Exactement l’une des scènes du film d’ailleurs et choses courante dans chaque amphi, chaque conférences, …) En effet, actuellement nous n’écoutons rien, le prof et son accent approximatif sont seuls dans leur analyse du développement durable en Amazonie. Il est vrai qu’ici on étudie mais en même temps pas vraiment… On étudie pour un paper, un exposé, un exercice ou un examen mais étudions nous vraiment? En tout cas, je sais d’où vient cette « capacité d’analyse et de synthèse » dont on nous parle toujours comme notre marque de fabrique. Elle provient entre autre de la précipitation que nous mettons à faire nos assignments! (Au moins j’ai cela pour skills) Bon j’exagère surement un peu ce passage…

Anyway

     Vite, vite, … J’essaye de me rassurer… Je suis entrée dans cette école car j’ai un potentiel… Plus vite, réfléchi! Je suis aussi ici car j’aime les sujets que j’étudie… Plus vite… Je suis là car… Plus d’inspiration! Bon je sais que je suis là pour quelque chose c’est toujours ça (je verrais pourquoi dans deux ans…) et puis le nom d’une Grande Ecole ça fait toujours jolie sur un CV! Voilà c’est bon je suis rassurée (à moitié). On verra bien si un ami-utile ou la chance me souris un jour. Car après tout ce sont des moyens comme les autres pour atteindre nos objectifs

Whish List

  • En espérant ne pas devenir comme cette femme du cabinet de conseil qu’ils décrivaient dans le film: Puant l’anticerne, en pleine dépression et les pouces défoncés par son Blackberry.
  • J’espère que je ne ferais pas non plus partie de ces filles (cf. le film) qui comprennent que leur valeur, par manque de diplômes, ne tient qu’à des petits jobs qu’elles ne voudront surement pas faire toute leur vie car elle ne s’épanouisse pas et n’ont pas le choix. (Bon espérons que mon Master m’emmène à un métier qui m’épanouisse…  Espérons aussi qu’un Master en France ait toujours une valeur)
  • J’espère ne pas être une de ces jolies fille (cf. le film) dont la valeur ne tient qu’à leur corps (selon le propos principal du film – je m’inclue dans cette catégorie car je voulais me lancer deux trois fleurs esthétiquement parlant car on se rassure comme on peu, lol).

At the End of the day

     Enfin bref, je n’ai pas fini mes études et puis les films sont fait pour grossir les choses. Mais c’est vrais que ça m’a fait réfléchir à ces petits aspects des Grandes Ecoles auxquels j’ai du mal à adhérer, et dont ma pratique reste à améliorer. Mais je ne me plaindrais pas du nom de mon Ecole si cela peut m’aider et surtout je ne sais pas si j’ai des amis-utiles mais en tout cas j’ai eu l’occasion de rencontrer des personnes supers (et d’autres vraiment pas mais c’est l’histoire de la vie) et de me faire des ami(e)s géniaux ! Et puis, Grande Ecole ou pas on ne se mentira pas étant donné la situation en France quoi qu’il arrive on est quelque part tous dans la merde… Alors de « La Crème de la crème » je ne me rappellerais pour finir, que de ce langoureux baisé qui clôture le film et qui dure à peu près 5 minutes (Oui Mesdames, Messieurs ! Et au moins dans cette scène du film la fille n’était pas payé pour embrasser!)

J. outside of the Grandes Ecoles

(et accessoirement outside de mon cours actuellement…)