L’histoire de l’ultime stage #1

11:00 – J’ai décidé d’utiliser mon temps libre pour écrire sur mon stage… Mais ne vous méprenez pas, mon temps libre se situe exactement pendant mon temps de stage et il ne s’agira pas d’une fiche type ONISEP. Juste un article sur le joyeux quotidien de mon dernier stage…

Comment suis-je arriver là ? 

J’ai simplement souhaité faire un stage de fin d’étude de 6 mois, qui pour des raisons administratives ne m’était autorisé que si j’étais inscrite dans un établissement. Ayant eu à m’inscrire et payé des frais de scolarité pour une année, j’ai alors pensé en profiter pour faire 2 stages de 6 mois! (Une belle occasion quand tu as chopée 3 stages). Cette idée qui me semblait « brillantissime » est en train de virer au « cauchemar ».

Un mois en agence: avant…

J’ai réussi à obtenir ce stage l’été dernier comme les deux autres. Mais suite à de nombreuses aventures mails et téléphoniques mon stage a débuté en Mars juste à la suite du premier.

J’avais vraiment hâte d’effectuer ce stage, les plus : être dans une (grande) agence de communication, bosser sur des sujets divers et variés, développer une expertise en stratégie et communication, et enfin voyager ! Oui à l’entretien on m’a dit que même comme stagiaire je pourrai être amenée à voyager, bosser sur divers dossiers plus ou moins gros et découvrir le métier du conseil en communication (stratégie et communication included). J’étais tellement impatiente! Mais on m’avait aussi prévenu durant l’entretien: charge de travail importante, travailler tard ou les samedis… Mes amis aussi m’ont prévenu: boite super exigeante, horaires terribles, … Bref, j’étais prête à être une no life si je pouvais monter en compétence !

…Et après

Au début c’était super, du boulot dès le premier jour sur un sujet que je ne connaissais pas! Top! Deux jours après je le cumule avec un autre dossier, sur un pays que je ne connaissais pas! Super! Puis la semaine suivante une région que je connais et un sujet super intéressant! Mais avec du recul je me rends compte: que mes rendus n’ont pas de feedback car le dossier n’est plus prioritaire (fine) ou tout simplement car il a été utilisé comme base pour monter un dossier dont tu n’as vent qu’une fois que la présentation au client a été faite (en soit me montrer le rendu final sans le processus de reflexion…bof). Du coup un peu de frustration, tu n’as pas les briefs en amont, on te demande des recherches sur un sujet sans le contextualiser et au final pas de stratégie/communication, et pas vraiment de feedback pour une progression.

Du coup, voilà 18 jours ouvrés (3 semaines et demi) que je suis devenue « collaboratrice de consultante » et c’est officiellement le 5e jour où je n’ai rien à faire (autre qu’écrire ces pages). Au pire j’ai fini un powerpoint jeudi matin (pour la forme) et fait un document de 6 pages lundi matin, tadaam. Les 4 derniers jours de travail de ma vie. L’autre jour je me suis permise d’aller à une après-midi de conférence car je n’avais rien de mieux à faire (True la conférence était top, et en revenant à 19h je n’avais toujours pas de boulot) et ce matin j’ai commencé 1h30 plus tard car je devais passer à mon école et malgré ça toujours pas de boulot ! Ne vous méprenez pas, je ne suis pas capricieuse, je souhaite juste bosser et je comprend que parfois en agence il y ait des moments avec une charge de travail moindre. Mais si toute l’équipe est busy et que la stagiaire ne l’ai pas: il y a un souci. Donc j’ai décidé d’écrire…

« Tu as du temps libre et tu es payé » me direz-vous…

Personne (ou peu de monde) n’aime se lever, aller dans un bureau et ne rien y faire de 9h30 à 18h30/19h (oui car je suis supposée finir à 18h, mais que le politiquement correct est de partir entre 18h30 et 19h00).

Personne n’aime ne pas travailler pour moins de 600€ (grand groupe, troupeau de stagiaire et petite indemnisation – chose pas toujours vrai car le grand groupe ou j’étais stagiaire avant me payait le double).

Personne n’aime ne pas travailler quand l’objectif était réellement d’apprendre.

Personne n’aime ne pas travailler ou avoir de feedback quand ton dernier stage est celui qui va sceller le CV qui te permettra d’avoir un emploi.

Miracle, il est 12h j’ai enfin du boulot… Une petite recherche. Vous m’avez porté chance… Mais je n’en reste pas là, je compte bien développé un peu sur mon ultime stage et pourquoi pas l’univers des stages en général…

PS: après tout je viens d’entendre que la réponse à « quel profil vous privilégiez pour votre prochain stagiaire? » a été répondu « fils d’ambassadeur »… To be continued, je dois bosser ! (lol)

La viralité de l’information, un danger ? par Joanne « JoBlogDoncJeSuis »

Voici l’article d’une jeune fille prénommé Joanne et qui fait tellement sens sur certains point selon moi ! Je voulais garder une trace de cet article car c’est aussi sympa d’avoir la même pensée que quelqu’un d’autre quelque part dans la cacophonie actuelle.

Je suis Charlie – 7 Janvier 2015

Je n’ai pas non plus changé ma photo de profil et je pense quelque part que c’était pour les mêmes raisons. Mais aussi parce que je me sens parfois de moins en moins légitime à partir dans ces publications massives à moins qu’elles me touchent réellement. J’ai tout de même salué la mobilisations des dessinateurs et journalistes du monde entier qui ont fait de beaux hommages.

#IceBucketChallenge #NonMaisAllo  #BringBackOurGirls #JeSuisCharlie. 
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Vous avez tous vu ces hashtags ces derniers mois, si non, alors vous ne deviez pas vivre sur Terre ou du moins sur la e-planète. 
Aujourd’hui, et je pense que c’est une chance que nous avons, l’information circule à la vitesse lumière. J’étais au bureau et en live je suivait l’évolution de la situation post-fusillade au sein des locaux de Charlie Hebdo. Il y a quelques semaines, d’Abidjan je suivait l’évolution politique au Burkina Faso. Sur mon écran d’ Iphone, j’ai le monde au bout des doigts. Twitter, Facebook, RFI, Jeune Afrique, je suis une gourmande qui se dope à l’information. ( GOD BLESS TWITTER). 
Je fait partie de cette génération Y / C qui est née et qui évolue dans un monde hyper connecté.
Oui mais…
1 : Cette information qui devient très vite virale, n’est souvent pas vérifiée avant. Des erreurs circulent donc facilement et certaines personnes les relaient sans jamais les vérifier. Il est donc clair que nous devons rester vigilants.
2 : Tout le monde devient expert en la matière et se permet de livrer une analyse psychologico-politico-sociologico-économico-religieuse de l’actualité.
3 : L’information devient une mode, une tendance à suivre et c’est sur ce point que je souhaite m’attarder. 
Aujourd’hui un acte de violence à condamner sévèrement s’est tenu dans le 11ème arrondissement de Paris au sein des locaux de Charlie Hebdo. Je ne vous apprends surement rien. Dans les quelques heures qui ont suivit, une cinquantaine de mes amis changeaient leurs photos de profil pour cette là : 
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Puis au bureau, un de mes collègues me demande : « mais pourquoi tu n’as pas changé ta photo de profil sur Facebook ? »
Non je n’ai pas changé ma photo de profil. Oui je suis touchée, je pense aux familles qui ont perdu un proche et je condamne cet acte. Mais non, je ne ressent pas le besoin de l’afficher en changeant ma photo de profil. Je comprends et accepte que certains le fasse. C’est leur choix.
Accepter donc que je ne le fasse pas. 
Ça me rappelle la vague du #BringBackOurGirls. 
Certes ces actions permettent d’informer, et de sensibiliser les gens, mais trop de personnes le font pour se donner un genre. « J’ai changé ma photo parce que je suis touchée, parce que j’ai une conscience, parce que je suis engagée et je veux changer le monde ». 2 semaines après, plus de nouvelles. 
Combien continuent de se tenir au courant du sort des 200 filles qui ont disparu au Nigéria ? 
Une fois que les médias décident que l’information est périmée, tout le monde se désintéresse de cette dernière.
Le danger est celui de la pensée unique. Des média, décident de ce qui est « important » ce qui est à mettre en avant, ce qui doit choquer, ce qui doit attendrir, ce qui doit être drole,   ce qui doit être à la une pendant toute la journée, et nous suivons. Dès qu’ils en auront marre et qu’ils se lasseront, ils nous feront manger autre chose.
La Syrie était à la une de tous les JT pendant des mois, aujourd’hui, que savez-vous de la situation dans ce pays ? 
Il y a quelques mois encore EBOLA était LE sujet a aborder. Quel est l’avancée de la situation ? 

Alors Oui la liberté d’expression est à défendre. Oui il est inadmissible que des journalistes soient tuer parce qu’ils ont fait leur travail. Mais aujourd’hui encore dans certains pays que je ne citerais pas, chaque semaine, des journalistes perdent la vie parce qu’ils ont été un peu trop curieux. Chaque année des journalistes sont tués parce qu’ils ont osé critiquer, rechercher une information ou dénoncer. Je pense à Norbert Zongo au Burkina Faso, un journaliste mort de manière étrange.

Ironie du sort ? Je recommençais ce matin : Trop de Soleil tue l’amour de Mongo Beti. Cet ouvrage critique la situation dans certains pays africains où la liberté de la presse n’est encore pas une chose acquise. 4978a-mongobetitropdesoleiltue

Alors oui condamnons parce que c’est odieux, pas parce que c’est à la une du JT. Crititiquons, mais pas seulement parce que le voisin ou l’ami Facebook l’a fait. Oui, pensons à ces journalistes de Charlie Hebdo. Mais pensons aussi à toutes ces personnes à qui on ôte la vie tout simplement parce qu’ils font leur travail.

Ne soyons pas des moutons à la poursuite du dernier buzz.

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#BisousSurvosFossettes

Je pense néanmoins que cet événement est tragique. Cet événement blessera à jamais des familles et des proches, cet événement est un coup porté au journalisme et à l’humour satirique français, mais il s’agit aussi d’un autre coup porté à la solidarité et à l’union qu’il devrait y avoir en France, un coup porté à l’Islam et aux musulmans de France. Car je ne pense pas que le message de Dieu soit celui qui a été passé aujourd’hui…

Merci Joanne 😉 et bisous sur tes si jolies fossettes 😀